Des mots…

Matin de fin janvier…les nuages sont gorgés de gris.

J’entend encore des mots qui résonnent dans ma tête, comme un écho sans fin.  Qui fragilise comme du verre certains côtés de moi.  Une blessure au coeur, une faille dans ma confiance.

Je suis peinée, attristée.  Le temps gris coule sur moi.  Je préfèrerais le soleil.

J’ai besoin d’avoir mal ailleurs que dans ma tête. Comme cette douche où l’eau si chaude brûle ma peau, comme ces aiguilles qui piquent mes doigts quand je travaille. 

Le temps va passer et faire que la blessure se referme et ne laisse qu’une minime cicatrice.

Et je t’aime.

 

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C’est tout blanc dehors.  La première neige est tombée sur Trois-Pistoles.  J’ai trois petits bonhommes tout heureux que l’hiver arrive.  J’ai hâte de leur voir leurs joues rougies par le froid à avoir jouer dehors.  Après deux ans d’hiver en ville, plutôt sale, moins neigeux et désordonné, j’ai hâte aux grosses tempêtes du coin, des pieds de neige qui s’accumulent et du froid intense.  Je vais me réconcilier avec l’hiver.

Le temps passe à la vitesse éclair.  Noël s’en vient, période que j’ai rarement aimé, depuis que je suis toute jeune.  Trop d’obligation pour tout, d’être fin, d’être riche pour acheter des cadeaux qu’on a même pas envie de donner, de courir partout pour acheter ces cadeaux.  Et depuis que je suis séparée, Noël a encore moins de signification pour moi.  Tu prends les enfants là, je les prends pour le Jour de l’An, c’est ton tour cette année….les joies des couples qui s’effritent…mais bon, on fait avec les moyens du bord.  Au moins, je profiterai de la neige avec mes garçons, pour nous ce sera l’occasion de jouer dehors et de s’oxygèner.  Ce ne sera pas Noël mais des vacances d’hiver.

J’ai envie de m’emmitoufler dans ma maison pour les fêtes, de recevoir tous mes amis et de jaser, de fêter autre chose que les fêtes de Noël et du Nouvel An.  Je veux juste être bien entourée et de sentir les gens heureux d’être ensemble.  Pas de cadeaux, pas de présents.  Celui que la vie nous donne est déjà bien assez gros comme ça.  Chanceux ceux qui l’apprécient, tristes ceux qui courent après leur bonheur.

Un peu de mélancolie en cette première neige sur Trois-Pistoles.  Ça arrive.  Je vois les fêtes arriver et je n’aime pas ça.  Comme à chaque année, je m’en passerais.  Mais bon, de dire qu’on aime pas Noël fait qu’on passe pour des sans-coeur.  Ce que je crois ne pas être.  Bientôt, j’irai peut-être passer Noël sur une jolie plage de sable chaud ou dans un gîte en montagne, autour d’un poêle à bois.  Si y’en a des intéressé(e)s, vous me le ferez savoir d’avance!

Pour finir sur une note plus douce…un peu de poésie, ce que j’écris de moins en moins.  Paraît-il que je devrais.

“Pose tes yeux sur moi
Pose ta tête en moi
Doucement doucement
Nous serons le jour qui se lève.

Glisse ta caresse sur moi
Glisse ta sève en moi
Lentement lentement
Nous serons la nuit qui s’achève.”

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Pour vous, Monsieur Layton.

Mon amour m’a annoncé la nouvelle de votre mort, ce matin, pendant que je déjeûnais.  J’ai tout de suite les larmes qui me sont montées aux yeux….et qui n’ont pas arrêté de couler tout au long de l’avant-midi.  J’ai eu cette grosse peine qui m’a enveloppé.  J’ai pensé à vous et à l’homme que vous êtes et j’ai pleuré.

Les gens ne comprendront sûrement pas pourquoi votre départ m’affecte autant.  Vous êtes pour moi un symbole de force, un combattant.  Vous êtes pour moi quelqu’un qui n’a pas plié  devant le malheur et le désespoir.  La maladie ne vous a pas fait peur et vous vous êtes battu contre elle.

Mais elle a gagné…le cancer a pris le dessus sur votre corps d’homme.  Sauvagement, il a pris toute la place, ne vous laissant plus aucun espace pour respirer, bouger, vivre.

Votre tête devait vouloir se battre encore et encore jusqu’à la guérison.  Votre corps lui, se fatiguait.  Et sans paraître pour un faible, vous avez baissé les bras, fermé les yeux….et vous êtes parti….

Vos idées, vos valeurs, vos convictions ont gravé des sillons profonds dans mon coeur et dans ma tête.  Votre courage est ancré en moi pour me battre chaque jour.  Vous êtes mon exemple à suivre.  Je garderai la tête haute et l’espoir en pensant à vous.  Et le jour où mon corps ne suivra plus lui aussi, quand je baisserai les bras et fermerai les yeux…..vous serez avec moi.

Vous avez baissé les bras, fermé les yeux et vous êtes parti….trop tôt.  Bon voyage Monsieur Layton.

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À tous les Jack Layton de la terre….

Bizarre comme titre, vous trouvez?  Moi je ne trouve pas.  Parce que je m’identifie à cet homme qu’est Jack Layton.  Cet homme à qui on a rediagnostiqué un cancer, une récidive.  Ce qui fait peur à toutes personnes qui a eu un cancer.  Vous ne pouvez même pas vous imaginez cette crainte qui nous habite chaque jour que le soleil se lève, ce poids que l’on porte sur nos épaules…

J’ai rarement été fâché par rapport à la maladie.  Je me suis toujours dit que si j’avais eu cette tumeur dans mon sein droit, c’est que le destin était écrit comme ça.  Car vous savez, je pense n’avoir rien fait pour que ça arrive, tout comme Jack, qui je crois, a une vie qui semble active (il est, parait-il, le plus assidu à la salle de gym de l’Assemblée Nationale), il est en forme, il est mince, ne fume pas, est peut-être même végétarien, positif et combatif dans la vie, sûrement très heureux.  Et voyez ce qu’il lui arrive…..ce foutu cancer qui lui saute dessus, vorace, sournois, malsain…..qui s’attaque aux plus faibles mais à ceux qui font tout pour que ça n’arrive pas….Je crois être de ceux là….je n’ai jamais fumé, jamais bu outre-mesure, j’ai eu trois grossesses, trois allaitements, un poids santé, manger comme il faut, active…..et voilà qu’un jour, PAF! un cancer…..impossible de faire la paix avec ça ces temps-ci.  Je suis fâchée.

Si on compare un cardiaque avec un survivant du cancer, celui qui a eu des problèmes avec son coeur a des chances de bien s’en sortir s’il perd du poids, arrête de fumer, mange moins de sel, fait de l’excercice.  S’il met toutes les chances de son bord, son taux de survie est presque de 100%.  Pour un survivant du cancer, peut importe ce qu’il va faire, et ce pour le restant de ses jours, il va devoir vivre avec un risque de récidive….un jeu de roulette russe à chaque respiration.  Et je vous met au défi de ne pas avoir peur, pour votre santé et pour votre vie.

Ces temps-ci, j’ai peur, crissement peur.  Si ça arrive à Jack Layton, ça peut m’arriver à moi aussi.  La nouvelle de sa récidive m’a complétement chamboulé.  J’en ai même pleuré.  À chaque fois que j’entend parler de cancer, de gens jeunes et en santé qui en sont atteints, la peur de rechute me tombe dessus comme une tonne de brique.  Jack Layton représente pour moi la force, le combat et de le savoir atteint comme il est, c’est dramatique.  J’ai toujours eu du respect pour lui en tant qu’homme politique, mon respect a maintenant quadruplé pour lui en tant qu’homme malade.

J’aurais aimé que cette maladie ne m’atteigne jamais.  Je suis prise avec ça jusqu’à la fin de mes jours, même dans mon quotidien.  Que mes assurances ne veulent pas me couvrir, que je ne pourrai jamais donner de sang, encore moins mes organes, des petits gestes qui me ramènent la maladie en plein visage.  J’ai beau vouloir être forte mais la colère prend le dessus.  J’ai dans ma tête tous les Jack Layton qui ne mériteront jamais ce mal, qui se battront jour après jour.  Et j’essaie de transformer cette colère en apaisement mais le travail est long et ardu.

À tous les Jack qui se battent pour leur survie.
À tous les Jack que je pleurerai.  RESPECT.

 

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Nouvelle vie

Je viens de déménager mon petit univers dans le bas Saint-Laurent.  L’installer dans une coquette petite maison qui nous appartient.  J’ai quitté la grande ville qu’est Montréal pour aspirer à la tranquilité et l’apaisement d’un petit endroit serein.  Ça ne fait qu’un peu plus d’une semaine que j’y suis installée que je m’y sens déjà bien mais surtout chez moi.  Il me reste beaucoup de choses à découvrir de cet endroit mais j’ai un bout de chemin de fait.  J’y connais des gens merveilleux, humains, accueillants mais surtout ultra-sympathiques.  Je sens que je fais déjà partie de la “gang” et ça fait du bien, surtout quand on arrive d’un endroit où plus souvent qu’à son tour, on se sent anonyme.

J’ai maintenant le fleuve comme voisin, au lieu de ruelles sales.  J’ai l’air salé à respirer, plutôt que le smog et la poussière.  J’ai du temps, beaucoup de temps, plutôt que de me dépêcher tout le temps.  J’ai de l’espace à revendre, au lieu de me sentir prise et angoissée.  Et j’ai mon chez-moi, à moi.  Mon jardin, mon petit coin de gazon, une maison pleine de lumière.  J’avais déjà connu ce bonheur avant de partir pour Montréal, par choix je l’avais quitté mais durant ces deux années de vie urbaine, j’y repensais tous les jours.  Le printemps était le moment le plus critique, le moment où on prépare la terre pour le potager, où on arrange notre dehors pour y vivre une partie de l’été.  Tout ça m’avait terriblement manqué en ville.  J’ai maintenant ma petite maison, dont je prendrai grand soin et faire en sorte que les gens qui y viendront se sentiront comme chez eux.

C’est certain qu’il y aura des journées où je sentirai le besoin de voir l’effervescence de la ville, cette animation sans fin, ce brassement de foule qui est quand même nécessaire à mon équilibre vital.  Des journées où je m’ennuierai dans ma petite maison, où cette envie de traffic et de grands buildings sera plus forte que tout.  Dans ce temps-là, soit je prendrai ma voiture et ferai de la route pour me lancer dans l’urbanité, soit j’écouterai en boucle cette chanson de Fred Pellerin, et me convainquerai que c’est dans ma petite ville longeant le Saint-Laurent, que je suis bien:

Là-bas, la neige est brune
Icitte, la neige est bleue
Là-bas, tout le monde connait personne
Icitte, tout le monde en connaît deux
Nous z’autres on prend le temps de rouler avec nos chars
Là-bas, même à pieds, ça prend un criard
Il pousse pas d’arbre où tu peux pisser
Là-bas, y’a pas de vache qui te regarde passer
Là-bas, y’a pas long de ciel à regarder

Là-bas, le temps coûte cher,
Icitte, t’as ça gratis
Tu pourrais presquement tout faire
Faire un grand bout avec un dix
T’as toujours un chum qui travaille au bar
C’est même pas ta fête pis il t’envoèye un fort
Y a pas de parking où il faut payer
Mais t’as une maudite grande cour à déblayer
Faque j’vas me recoucher puis j’attend l’été

Depuis ce temps je dors
Au volant de mon char
De ma campagne à Ma-Réal
J’échangerais mon char pour un cheval
Chus-tu réveillé ou ben si je dors?
J’sais pas si j’Arrive ou ben si je pars
Chus tellement habitué de l’faire sur les deux bords
J’me réveille en ville en plein cauchemar
J’rentre dans un bar puis j’m'achète un fort, encore….

Là-bas, de Fred Pellerin, tiré du disque Silence

J’irai peut-être en ville pour mieux revenir ici.  Pour me réconcilier avec une vie tranquille.  Pour voir mes enfants courir dans la rue sans avoir à les surveiller, pour respirer le fleuve et son horizon et enfin, voir des étoiles au-dessus de ma tête.

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Survivre et revivre

J’ai lu cette semaine sur la page Facebook du regroupement Ruban Rose (qui soutient la lutte contre le cancer du sein), si le terme “survivante” était adapté à celles qui ont réussi à vaincre la maladie…..Hummm…Bonne question!  Est-ce que je me considère comme une survivante ou uniquement une battante, une courageuse qui a tout fait (ou presque) pour s’en sortir?  Personnellement, chaque cas de cancer est différent, la personne qui a à se battre ne réagira pas de la même manière, émotionnellement et physiquement parlant.  Sincèrement, je me considère très chanceuse d’avoir eu un cancer de gravité légère et je n’ai pas à me plaindre si je me compare à d’autres.  Mais j’avoue que le terme survivante, c’est un peu gros… En même temps, selon la définition donnée, un survivant est quelqu’un qui survit à une personne ou à un événement ayant fait des victimes.  Malgré cette définition, je trouve que le mot survivante  fait immense, dans mon cas cas à moi.

Pour ceux et celles qui ont 4, 6, 8 traitements de chimiothérapie à subir, 25-30 de radiothérapie, avec qui il va s’en suivre la perte des cheveux, l’enflure dûe à la cortisone, les nausées, les vomissements, la perte de l’appétit ainsi que tous les maux psychologiques qui s’accompagnent à ceux physiques (perte de l’estime de soi, déprime, fatigue mentale, découragement et j’en passe), là oui, je peux donner le terme de survivant à ces hommes et femmes qui se battent jusqu’au bout.  Je ne veux pas dénigrer mon cas mais je n’ai rien eu à comparer ceux-ci.  Ils ont toute mon admiration.

J’ai donné dernièrement mon nom à la Société canadienne du cancer, pour devenir bénévole.  J’ai envie de faire ma petite part dans le combat des personnes malades.  Je ne peux pas changer le monde, ce n’est dans le pouvoir de personne, encore moins dans le mien mais de faire une différence dans le quotidien d’une personne malade, abattue, qui a besoin de compassion, ça, je le peux.  Le un à un est quelque chose qui me rejoint et si je peux par mon expérience de la maladie aider et démontrer que le cancer n’est pas nécessairement la fin de tout, mon bonheur sera le leur.  Je sens que j’ai beaucoup à donner mais encore plus à recevoir.  Je sens que j’ai beaucoup à partager et encore plus à apprendre et à comprendre.  Je sens aussi que si un jour, je deviens bénévole (ce que je souhaite profondément), il y a des journées qui seront difficiles pour mon moral, que la dureté de la maladie ressentie chez l’autre va me rentrer dedans, mais j’ai ce besoin de partage qui prend trop de place dans ma vie présentement et je dois le faire. 

Je me souviendrai toujours des mes propres traitements de radiothérapie que je devais subir.  Certains jours allaient parfaitement, d’autres étaient parfois douleureux et lourds, surtout ceux où je croisais deux petits bonhommes de 7-8 ans, qui se faisaient traiter pour des tumeurs au cerveau.  Ces journées-là étaient très ardues pour moi.  Je voyais les parents qui s’appuyaient, qui essayaient de paraître heureux et souriants mais qui, on se doutait, devaient craquer de toutes parts par en-dedans.  Je refoulais souvent mes larmes ces journées-là et c’était à ces moments-là que je me disais que ce que je vivais n’était rien à comparer ces deux petits garçons pour qui leurs vies ne tenaient qu’à un fil. 

Ce sont ces épreuves qui m’ont aidé à devenir plus forte.  Ces petits bonhommes qui couraient partout dans la salle d’attente, ce monsieur qui ne pouvait même plus avaler à cause de sa gorge asséchée par la radio, ces femmes sans cheveux aux foulards noués sur la tête, ces jeunes hommes en béquille, ce petit bébé d’a peine 1 an, plein de tubulures, couché sur une civière.  Ils avaient tous le regard du combattant, sûrement comme le mien, avec la conviction que nous allions tous devenir des survivants.

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lundi matin silencieux

C’est le début de la semaine de relâche, les enfants sont en congé mais ne sont pas à la maison.  Ils sont chez leurs grands-parents jusqu’à mercredi.  Je ne pouvais pas me permettre de prendre une semaine sans travailler, financièrement parlant, ça me mettrait dans le trouble.  Je trouve ça triste par contre de ne pas pouvoir passer ce temps avec eux.  La maison est vide ce matin, il n’y a aucun bruit à part les chats qui font la course.  Je n’ai aucune demande de verre de jus, pas de chamaillage, pas de LEGO qui brassent dans le bac en plastique. 

Ça me fait toujours du bien de passer du temps sans mes enfants.  Je me permet de me reposer, de faire des choses que je ne me permettrais pas s’ils y étaient mais en même temps, j’aimerais qu’ils soient avec moi.  De les savoir loin, que ce n ‘est pas moi qui les protège, qui s’en occupe, ça me fait toujours un petit quelque chose au coeur.  Ça doit être mon côté maman tigresse qui prend le dessus j’imagine….celui qui ferait en sorte que je me battrais bec et ongle pour leur protection et leur bien-être.

Ils sont drôles mes trois garçons.  Ils me font fâcher mais ils réussissent à me faire rire quand ils disent une niaiserie.  Ils ont le don de me faire sortir de mes gonds quand ce n’est pas le temps.  Ce matin, je m’ennuie d’eux.  Du vacarme qu’ils font, de l’air qu’ils déplacent.  C’est ma machine à coudre qui va m’accompagner toute la journée, elle ne me demandera rien elle, elle ne me dérangera pas comme un petit bout d’chou qui a faim et qui en ai à sa troisième collation.  Me semble que ce matin, j’aimerais bien entendre un “maman” au loin.  Même mon chum ne fait pas de bruit ce matin, occupé dans ces affaires de manif et de contestation de gaz de schiste.

Bon…..je vais donc aller tenir compagnie à ma machine à coudre.  C’est pour elle que j’ai fait garder mes gripettes, elle est mieux de ne pas chômer.

Y’a pas quelqu’un qui a un nez à moucher ce matin? :)

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poésie

J’ai écrit un poème il y a de ça quelques mois mais je vous avertis tout de suite…..C’est plutôt très très suggestif.  Donc, si vous êtes du style un peu prude, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas averti!

Je sais…quand j’écris de la poésie, tout tourne autour de la sexualité, de la sensualité.  J’ai souvent essayé d’écrire sur autre chose mais je n’ai jamais trop aimé les résultats.  J’ai un imaginaire assez large sur le sujet, je ne m’en cache pas.

Donc…..voici le texte…

“Couleur de sable pâle
 Je m’étale sur ton corps
 Chaud comme un caillou rond au soleil.

 Odeur de mer épave
 Je me noie de ta peau
 Algue douce à marée basse.

 Saveur de désir salé
 Je déguste ton sexe dressé
 Chair d’homme sur mes lèvres ouvertes.

 Lenteur d’un mouvement agile
 Je m’accroche à tes reins
 Souffle animal fait courber mon échine.

 Douceur du frisson entier
 J’ai ton plaisir dans le ventre
 Verbe aimer qui se chuchotte à l’oreille.”

Voilà……

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L’Atelier…!

Voici le lieu où je sue sang et eau!  Endroit où je bougonne, soupire, me décourage mais continue pareil.  Endroit qui me fait gagner mon salaire.  Endroit où je me réfugie quand ça ne va pas.  Peu importe où j’habiterai, cet endroit me suivra.  Et vous êtes chanceux!  L’Endroit est à l’ordre sur la photo, car quand c’est le bordel, c’est LE bordel!

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un peu de prose d’il y a quelques années….

Un bout de texte, écrit il y a longtemps et que j’ai découvert dernièrement.  Que j’ai trouvé joli et bien écrit.

“J’ai envie de toi, de moi, de tous ces jours passés, couchée sur ton ventre, à écouter les murmures sourds de ton coeur qui bat.  J’ai toute cette chaleur qui monte le long de mon dos, avec tes mains glissantes, caressantes, jusqu’à mon cou où ta bouche s’abreuve lentement de moi.

J’ai oublié, l’espace d’un moment, que nous étions vivants.”

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